Venezuela : un pays au bord de la crise de nerfs.

Le Venezuela bascule de plus en plus dans la crise politique avec la possibilité désormais de la tenue d’un référendum révocatoire à l’encontre du président Nicolas Maduro. Les opposants, majoritaires à l’assemblée et menés par Henrique Capriles, sont parvenus à rassembler les signatures nécessaires à sa convocation.

Venezuela Election
Nicolas Maduro, président du Venezuela, avril 2013 (AP Photo/Ariana Cubillos)
  • Nicolas Maduro, une menace pour la stabilité de l’institution étatique.

Désormais se pose la question de sa date qui sera déterminante pour la suite. S’il a lieu avant janvier 2017 et que Maduro le perd, de nouvelles élections auront lieu ; alors que s’il a lieu après cette date son vice – président lui succédera.

Mais le chaos est proche puisque Nicolas Maduro menace désormais de demander la dissolution de l’assemblée à la justice constitutionnelle. Une telle décision amènerait des conséquences impossibles à prévoir en ce qui concerne les réactions tant sur le plan international qu’au niveau interne.

Le chef de l’Etat semble être prêt à tout afin de se maintenir au pouvoir. Il sait qu’il n’a plus que deux institutions qui le soutiennent : l’armée et la justice.

  • Une crise économique importante.

La crise politique s’ajoute donc à la crise économique. Elle en est même la conséquence. Le régime chaviste ne fonctionnait que grâce à la distribution de la rente pétrolière à ses « clients ». La chute du prix du baril de 120 à 50 dollars (et même 30 dollars début 2016) a été la preuve de la fragilité de ce système économique. L’absence de diversification de la structure économique et la dilapidation des ressources financières générées, sans vision de long terme se paient aujourd’hui. 96% des recettes extérieures proviennent de la vente de pétrole. Les conséquences sociales sont immenses. Les importations ont baissé de 40% en 2015.

Dans une Amérique latine qui a déjà vu la destitution de Dilma Rousseff au Brésil et où les scandales de corruption se multiplient (Argentine, Brésil, Bolivie), le Venezuela est le cas le plus complexe car il mêle crise politique et crise économique d’envergure. Ce pays connaît l’inflation la plus importante au monde, un besoin d’importer des produits de première nécessité qui lui cause un déficit commercial record et des pénuries à tous les niveaux. Avec un mandat se terminant en 2019, Nicolas Maduro a du temps mais aucune marge de manoeuvre que ce soit sur le plan politique ou sur le plan économique. Au niveau diplomatique, le régime chaviste semble isolé et est resté sourd à la médiation internationale. L’avenir de ce pays est plus qu’incertain, il est inquiétant.

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